Vouloir plaire à tout prix ça vaut pas de la m*rde
Les autres. C’est ceux qui t’entourent. De près. De loin. C’est ceux qui prennent le temps de donner leur opinion. Tous. Ceux qu’on appelle souvent au Québec ‘le monde’. Tsé, le monde autour de toi. Le monde qui dirige un peu trop souvent tes décisions. Ceux que tu connais pas, mais qui décident un peu trop souvent à ta place. Ceux qui prennent souvent trop de place dans ta tête. Pour rien.
Ceux-là. Ces personnes que t’as jamais vues, mais dont tu redoutes le jugement. Tu sais pas où ils habitent, mais tu sais qu’ils sont un peu partout. Tout partout. C’est la fille qui fixe tes souliers à l’arrêt de bus, c’est le gars qui te klaxonne sur Ontario, c’est celui qui t’ouvre la porte du Jean Coutu, c’est le nouveau chum que ton amie que tu rencontres pour la première fois, c’est le like sur ta dernière photo de profil, c’est le p’tit commentaire qui vient te chier ton estime personnelle.
C’est eux le monde. N’importe fucking qui.
J’ai toujours eu peur qu’un beau jour un illustre inconnu vienne me voir pour me dire que j’avais raté ma vie. Pour me dire que tout je faisais, je le faisais mal. Que tout ce à quoi j’aspirais, c’était peine perdue, que j’arriverais jamais à rien de bon. Comme si tout le monde autour le savait, sauf moi. C’est eux les autres. Ceux que tu connais pas, mais qui t’abordent dans ton imaginaire pour te dire que ce que tu fais c’est de la marde. Ceux qui ont une trop grande importance malgré tout.
Au travers de ma grande confiance et de mon sarcasme décapant, j’ai toujours eu une peur immense de l’échec. Une peur qui m’a fait repousser beaucoup de projets. Des projets qui me tentaient. Des projets auxquels je croyais. Des projets que je voulais faire solo, donc dont m’incombait l’entière réussite ou échec. Des projets qui m’ont crissé une chienne du calvaire. Des fois j’ai trouvé la force de foncer. Ça marché. D’autres fois j’me suis planté. Solide planté. D’autres fois la peur a fait en sorte que j’ai même pas osé.
Au bout du compte, cette peur s’est traduite par plein de petits gestes terribles au quotidien que j’ai dû accomplir en disant à ma Merlin intérieure qu’on n’en avait rien à foutre. Pour envoyer chier les petits parasites qui envahissaient ma tête.
Qu'on envoyait tous les autres. Tous ces autres, qui ont tout le temps pris beaucoup trop de place dans ta vie. Qui t’ont empêché, retardé, bloqué, empêché de vouloir faire ce que tu veux. Ceux à qui t’as pensé avant de penser à toi. Parce que t’as peur de te faire dire que t’es pas bon. Ben on s’en criss. Sans faire de citation cucu en anglais pour te servir de statut éventuellement : tu fais ce que tu veux de ta vie.
T’es mieux d’essayer ce dont t’as vraiment envie, d’arrêter de douter pis d’avoir la chienne. Au pire, tu te plantes pis ça finit-là. Personne va te renier si tu réussis pas. T’auras eu le courage de te lancer, d’avoir essayé. C’est plus prestigieux que de vivre une vie triste d’attente, de projets inaccomplis pis de quête d’approbation éternelle.
Pis c’est mieux que d’écouter tout le monde autour. Fais-toi juste confiance. Fuck les barrières. Fuck le monde.
Non, ça plaira jamais à tous. Arrête de chercher l’approbation absolue. Les yeux plissés. Le sourcil relevé. Les mots murmurés à voix basse sur ton passage. Les critiques. Toute. Je sais. C’est dur.
Mais, les autres, des fois c’t’un peu pour eux que j’emoji finger a été inventé, pour que tu le visualises ben fort dans ta tête en te disant mange mon caca, j’le fais pareil. 🖕